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Téléphone mobile et antenne relais: quelques repères sur les puissances d'émission

Le téléphone mobile convertit la voix en un signal électrique ; ce signal est appliqué à une onde radiofréquence (la porteuse) qui se propage jusqu’à une antenne relais via l’antenne du téléphone. Le signal est ensuite transmis au correspondant par le réseau. Chaque antenne relais couvre une portion du territoire constituant une cellule, d’où le nom de téléphone cellulaire.

Les systèmes de téléphonie recourent à des fréquences variées. En France, on utilise actuellement trois systèmes : le GSM 900 et 1800 Méga hertz (MHz) et l’UMTS (3 G) fonctionnant à 2100 MHz.

La puissance d’émission des téléphones est limitée. Elle est en moyenne au maximum de 250 mW en GSM 900 (125 mw en GSM 1800). Elle est également régulée en fonction de la distance à l’antenne relais et des conditions de réception. Elle diminue par paliers après la connexion où elle est à son maximum, et peut n’être que de 10 mW dans de bonnes conditions. Elle augmente si l’utilisateur se déplace, du fait de la prise de relais successifs par plusieurs stations et si la conversation de déroule dans un lieu de réception médiocre. L’exposition la plus élevée aux ondes RF a ainsi lieu dans ces circonstances.

La puissance d’émission d’un téléphone mobile est très inférieure à celle d’une antenne relais
. Dans les conditions habituelles, elle est de l’ordre de 0,2 Watt alors que la puissance d’une antenne relais est de l’ordre de quelques dizaines de Watts (habituellement en ville de l’ordre de 30 à 35 W). Mais la proximité du téléphone par rapport à l’oreille a pour effet une exposition de la tête aux ondes RF beaucoup plus importante (d’un facteur 100 à 1 000) que celle reçue d’une antenne même située à proximité.

Au plan réglementaire, pour les RF utilisées en téléphonie mobile, GSM 900 et 1800 et UMTS, la valeur limite des champs rayonnés par les antennes ne doit pas excéder 41, 58 et 61 volts/mètre respectivement. En France, des arrêtés (8 octobre 2003) fixent les valeurs limites pour les équipements terminaux radioélectriques (pour les téléphones mobiles, le DAS « tête et tronc » doit être inférieur à 2 W/kg) et prévoient l’information des utilisateurs (le DAS doit figurer sur la notice d’emploi des téléphones).

Auteur : Unité Cancer et Environnement

Mise à jour le 21 avr. 2016