Présentation
Auteurs : Susan M. Gapstur, Ph.D.,1 Daniela Mariosa, Ph.D.,1 Luciana Neamtiu, Ph.D.,1 Suzanne T. Nethan, M.D.S., M.P.H.,1 Jurgen Rehm, Ph.D.,2 Taisia Huckle, Ph.D.,3 David H. Jernigan, Ph.D.,4 Elizabeth A. O’Connor, Ph.D.,5 Mindaugas Štelemėkas, Ph.D.,6 Peter Allebeck, M.D., Ph.D.,7 Sawitri Assanangkornchai, M.D., Ph.D.,8 Nicholas Carah, Ph.D.,9 Surasak Chaiyasong, Ph.D.,10 Samantha Cukier, Ph.D.,11 The Son Dao, M.A.,12 Rijo M. John, Ph.D.,13 Richard Matzopoulos, Ph.D.,14,15 Petra S. Meier, Ph.D.,16 Paula O’Brien, Ph.D.,17 Guillermo Paraje, Ph.D.,18 Robin Room, Ph.D.,19 Claire Wilkinson, Ph.D.,20 Norman D. Maldonado, Ph.D.,21 Tim Stockwell, Ph.D.,22 Maria Neufeld, M.Sc.,23 Dag Rekve, M.B.E.,24 et Beatrice Lauby‑Secretan, Ph.D.1
1 International Agency for Research on Cancer, Lyon, France ; 2 Centre for Addiction and Mental Health, Toronto ; 3 Centre for Social and Health Outcomes Research and Evaluation and Whariki Research Centre, Massey University, Auckland, New Zealand ; 4 Boston University School of Public Health, Boston University, Boston ; 5 Kaiser Permanente Center for Health Re‑ search, Portland, OR ; 6 Lithuanian University of Health Sciences, Kaunas, Lithuania ; 7 Department of Global Public Health, Karolinska Institutet, Solna, Sweden ; 8 Prince of Songkla University, Hat Yai, Thailand ; 9 University of Queensland, Brisbane, Australia ; 10 Mahasarakham University, Kantharawichai, Thailand ; 11 Public Health Agency of Canada, Ottawa ; 12 Center for Economics and Community Development, Hanoi ; 13 Rajagiri College of Social Sciences, Kalamassery, India ; 14 Burden of Disease Research Unit, South African Medical Research Council, Tygerberg, South Africa ; 15 Division of Public Health Medicine, University of Cape Town, Cape Town, South Africa ; 16 University of Glasgow, Glasgow, United Kingdom ; 17 Melbourne Law School, University of Melbourne, Melbourne, VIC, Australia ; 18 Business School, Universidad Adolfo Ibáñez, Peñalolén, Chile ; 19 Centre for Alcohol Policy Research, La Trobe University, Bundoora, VIC, Australia ; 20 University of New South Wales, Sydney ; 21 Research Center on Health Economics and Social Protection (PROESA), Universidad Icesi, Cali, Colombia ; 22 Canadian Institute for Substance Use Research, University of Victoria, Victoria, BC, Canada ; 23 World Health Organization Regional Office for Europe, Copenhagen ; 24 World Health Organization, Geneva.
Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé les boissons alcoolisées comme cancérogènes pour l’humain (Groupe 1) sur la base d’indications suffisantes de causalité pour sept types de cancer – oral, pharyngé, laryngé, œsophagien, hépatique (hépatocellulaire) et colorectal et le cancer du sein chez la femme.1 A l’échelle mondiale, on estime que 741 300 nouveaux cas de cancer en 2020 (soit 4,1 % du total) étaient attribuables à la consommation d’alcool.2 Aussi, la consommation d’alcool constitue un facteur de risque pour de nombreux autres problèmes de santé en plus du cancer.
Le programme des Handbooks du CIRC pour la prévention du cancer a élaboré un volume en deux parties (Volume 20A et Volume 20B) sur la prévention primaire des cancers liés à l’alcool (Fig. 1).5 Comme le décrit le volume 20A, il existe des indications suffisantes que la réduction ou l’arrêt de la consommation de boissons alcoolisées, par rapport à la poursuite de la consommation, diminue le risque de cancer oral et œsophagien, et des indications suffisantes provenant d’études mécanistiques que l’arrêt de la consommation d’alcool réduit la cancérogenèse liée à l’alcool.5,6
Pour le Volume 20B, le Groupe de travail a examiné et évalué qualitativement le niveau des indications concernant le potentiel d’interventions liées à des politiques sur l’alcool à réduire la consommation d’alcool (Fig. 1). Les interventions évaluées ont été choisies car leur mise en œuvre vise à réduire la consommation d’alcool au niveau national ou infranational, réduction dont on a montré qu’elle diminue efficacement les dommages liés à l’alcool.7 En outre, les données sur l’efficacité d’interventions cliniques visant à réduire la consommation d’alcool sont résumées mais non évaluées car ces interventions ciblent des individus, et leurs effets potentiels sur la consommation d’alcool au niveau de la population ne sont généralement pas mesurés. Cependant, un faisceau solide d’indications soutient l’utilisation du dépistage, des interventions brèves,8 et de thérapies psychosociales à plus long terme,9 qui peuvent être associées à une pharmacothérapie,10 pour augmenter l’abstinence et améliorer d’autres résultats chez les personnes présentant des troubles liés à la consommation d’alcool.
Les principales conclusions du Volume 20B sont résumées ici.