Cancer de la peau - Non Mélanome (Carcinome)

Le saviez-vous ?

Le carcinome cutané, appelé également cancer non mélanocytaire ou cancer de la peau non mélanome, se développe dans les cellules de l’épiderme, soit au niveau de la couche basale, on parle de carcinome basocellulaire cutané (CBC), soit au niveau des couches supérieures, on parle de carcinome épidermoïde cutané (CEC).

Selon l’OMS, 2 à 3 millions de cancers de la peau non mélanocytaires sont enregistrés chaque année dans le monde. En France, l’estimation du nombre de cas diagnostiqués de carcinomes cutanés est difficile à obtenir car peu sont recensés par les registres.

Le principal facteur intrinsèque au CEC et au CBC est le phénotype cutané. Les populations à la peau claire, aux yeux clairs, aux cheveux roux ou blonds et porteurs de nombreuses taches de rousseur (phénotype I et II) sont à risque élevé de carcinome basocellulaire et épidermoïde cutané.

Le facteur de risque environnemental prédominant est l’exposition aux rayonnements ultra-violets (UV).

Le CIRC a classé les rayonnements UV artificiels et non artificiels comme agents cancérogènes de groupe 1.

Selon l’INRS, les principaux agents en cause des CEC et de des CBC sont l’arsenic et ses composés minéraux, le goudron et ses dérivés, les suies, les dérivés de combustion du charbon, les huiles minérales dérivées du pétrole et les rayonnements UV.

La prévention contre les cancers cutanés est la protection solaire en respectant les recommandations nationales : éviter de vous exposer entre 12h et 16h, se couvrir est le meilleur moyen de limiter les risques liés au soleil (t-shirt anti UV, lunettes, chapeau…), appliquer soigneusement de la crème solaire adaptée à son phototype toutes les deux heures et systématiquement après la baignade et s’hydrater régulièrement.

Présentation

Le cancer de la peau non mélanome, également appelé carcinome cutané ou cancer non mélanocytaire, se développe dans les cellules de l’épiderme, soit :

  • au niveau de la couche basale, on parle de carcinome basocellulaire cutané (CBC),
  • au niveau des couches supérieures, on parle de carcinome épidermoïde cutané (CEC).

Ces cancers se développent principalement au niveau du visage mais aussi sur les autres parties du corps exposées aux radiations du soleil. Ils surviennent souvent après l’âge de 50 ans.

Les carcinomes cutanés représentent 90% des cancers de la peau dont 75 % des carcinomes basocellulaires et 20 % pour les épidermoïdes. Ils ont tous les deux un bon pronostic. D’autres types de cancers de la peau existent et représentent moins d’1% des cancers de la peau (par exemple le carcinome de cellules de Merkel, le sarcome de Kaposi, le lymphome cutané…) (Fondation ARC, 2014).

  • Epidémiologie

    Selon l’OMS, les carcinomes cutanés seraient 15 à 20 fois plus fréquents que les mélanomes. Deux à trois millions de cancers cutanés non mélanocytaires sont enregistrés chaque année dans le monde (OMS, 2017). Des études réalisées en Australie, au Canada et aux États-Unis ont montré qu’entre les années 60 et 80, la prévalence des carcinomes cutanés a doublé et notamment les CBC (Thieden, 2004).

    En France, les données épidémiologiques concernant les CBC et les CEC sont parcellaires. En effet, l’estimation du nombre de cas diagnostiqués de carcinomes cutanés est difficile à obtenir car peu sont recensés par les registres des cancers : tous ne font pas l’objet d’acte de chirurgie ni d’analyse d’anatomopathologie.

    Néanmoins, les données d’activité hospitalière permettent d’estimer à plus de 70 000 le nombre de nouveaux cas annuels de carcinomes cutanés diagnostiqués (INCa, 2011).

    Les registres des cancers du Doubs et du Haut-Rhin apportent toutefois des données intéressantes et fiables. Selon les données du registre des cancers du Doubs qui, recueille de manière systématique le nombre de cas de carcinomes cutanés depuis 1983, les taux d’incidence standardisés à la population mondiale des carcinomes basocellulaires et épidermoïdes ont augmenté de manière importante : entre 1983 et 2002, l’incidence a été multipliée par 2,3 chez l’homme et par 2,0 chez la femme pour les carcinomes basocellulaires et par 1,7 et 2,7 pour les carcinomes épidermoïdes respectivement.

    Les taux sont plus élevés chez l’homme en particulier pour les carcinomes épidermoïdes avec un ratio homme/femme égal à 2. L’âge moyen au diagnostic est plus élevé, de près de 10 ans, pour les carcinomes épidermoïdes (74,4 ans chez l’homme et 77 ans chez la femme) que pour les carcinomes basocellulaires (66,7 ans chez l’homme et 66,5 ans chez la femme). Par ailleurs, dans le Haut-Rhin, la majorité des carcinomes basocellulaires (64 % chez les hommes et 58 % chez les femmes) sont diagnostiqués entre 60 et 85 ans.

    L’augmentation régulière de la fréquence des carcinomes cutanés (basocellulaires et épidermoïdes) en France résulte de l’effet combiné du vieillissement de la population et d’une incidence croissante chez les sujets âgés (INCa, 2011).

    L’incidence annuelle du CEC en France est estimée à 30/100000 dans la population générale, avec un âge moyen de découverte à 76 ans. La prévalence et l’incidence du CEC augmentent, du fait du vieillissement de la population et des habitudes d’exposition solaire (HAS, 2009).

  • Facteurs de risque intrinsèques

    Le principal facteur intrinsèque au CEC et au CBC est le phénotype cutané. Six types de phototypes sont définis d’après les caractéristiques suivantes (Santé Publique France, 2012).

    Tableau 1 : Phototype set réactions au soleil

    Caractéristiques Réactions au soleil
    Phototype I Peau très blanche

    Cheveux roux ou blonds

    Yeux bleus/verts

    Souvent des taches de rousseur

    Coups de soleil systématiques

    Ne bronze jamais, rougit toujours

    Phototype II Peau claire

    Cheveux blonds roux à châtains

    Yeux clairs à bruns

    Parfois apparition de taches de rousseur

    Coups de soleil fréquents

    Bronze à peine ou très lentement

    Phototype III Peau intermédiaire

    Cheveux châtains à bruns

    Yeux bruns

    Coups de soleil occasionnels

    Bronze graduellement

    Phototype IV Peau mate

    Cheveux bruns/noirs

    Yeux bruns/noirs

    Coups de soleil occasionnels lors d’expositions intenses

    Bronze bien

    Phototype V Peau brun foncé

    Cheveux noirs

    Yeux noirs

    Coups de soleil rares

    Bronze beaucoup

    Phototype VI Peau noire

    Cheveux noirs

    Yeux noirs

    Coups de soleil très exceptionnels

    Les populations à la peau claire, aux yeux clairs, aux cheveux roux ou blonds et porteurs de nombreuses éphélides (phénotype I et II) sont à risque élevé de carcinome basocellulaire et épidermoïde cutané.

  • Facteurs de risques extrinsèques

    Différents facteurs de risques extrinsèques pour les carcinomes cutanés, présents dans le tableau 2, ont été étudiés en fonction du niveau des données scientifiques disponibles :

    Tableau 2 : Facteurs de risques des cancers de la peau hors mélanome

    Type de cancer Agents cancérogènes avec des données suffisantes chez l’homme Agents cancérogènes avec des données limitées chez l’homme
    Carcinomes cutanés
    • Arsenic et ses composés inorganiques
    • Azathioprine
    • Brais de goudron de houille
    • Cyclosporine
    • Distillation de goudron de houille
    • Brai de goudron de houille
    • Huiles minérales, peu ou non raffinées
    • Huiles de schistes
    • Méthoxsalène plus ultraviolet A
    • Rayons ultraviolets A
    • Rayonnement solaire
    • Rayons X ou rayons gamma
    • Suie
    • Appareils de bronzage émettant des UV
    • Créosotes
    • Hydrochlorothiazide
    • Moutarde azotée
    • Virus papillome humain de type 5 et 8 (chez les patients avec epidermodysplasia verruciformis)
    • Polyomavirus des cellules de Merkel1
    • Raffinage du pétrole (expositions professionnelles liées au)
    • Virus de l’immunodéficience humaine de type 1

    Le principal facteur de risque environnemental est l’exposition aux rayonnements UV.

    Le CIRC a classé les rayonnements UV artificiels et non artificiels comme agents cancérogènes de groupe 1 (CIRC, 2009).

    En effet, une exposition brutale et répétée, notamment pendant l’enfance augmente le risque de CBC, alors que le risque de CEC est relié à la quantité d’exposition solaire cumulée au cours de la vie (Guillot, 2012).

  • Facteurs de risques certains

    Arsenic

    L’arsenic a été considéré comme cancérogène à partir de séries de cas décrivant des cancers de la peau après ingestion de médicaments contenant des composés organo-arsenicaux. La présence d’arsenic dans les résidus de pesticides, dans le vin et l’eau de boisson ont également été rapportée et associée au risque de carcinome cutané dans plusieurs études épidémiologiques. Les tumeurs cutanées caractéristiques associées à l’arsenic comprennent les carcinomes épidermoïdes apparaissant chez les sujets avec des kératoses et les carcinomes basocellulaires multiples (CIRC, 2009).

    Médicaments

    • Azathioprine

    L’azathioprine est un médicament immunosuppresseur administré chez les patients transplantés mais aussi chez les personnes souffrant de maladies auto-immunes. Il était souvent combiné avec des stéroïdes ou de la cyclosporine (CIRC, 2009).

    Une grande étude de cohorte a montré une augmentation de risque de développer un CEC 60 fois plus importante chez des patients rénaux transplantés que chez des patients non transplantés mais ayant un traitement contenant de l’azathioprine (Kinlen, 1985). Des revues scientifiques ont reporté une augmentation des risques de cancers (gastro-intestinal, leucémies etc.) après l’administration d’azathioprine chez des patients transplantés (Kauffman et al, 2006 ; Dantal et al, 2007). Une autre étude de cohorte n’a pas trouvé d’association entre l’administration d’azathioprine chez ces patients et le développement de cancer cutané (Imao, 2007).

    L’administration d’azathioprine entraine une accumulation de 6-thioguanine dans la peau. Or il s’avère que cette molécule est chromophore et mutagène sous l’effet des UVA par la production d’espèces réactives à l’oxygène, un des mécanismes de la cancérogénèse. Les peaux très blanches et celles ayant déjà pris des coups de soleil sont les plus à risque (Cosnes, 2007).

    • Cyclosporine

    La cyclosporine est un médicament immunosuppresseur qui peut être administré chez les patients après transplantation et souffrant de maladies auto-immunes. Il est difficile d’évaluer les effets de la cyclosporine seule étant donné que d’autres médicaments immunosuppresseurs (comme l’azathioprine) sont administrés chez le patient. Néanmoins, de nombreuses études scientifiques montrent une augmentation de risque de cancers et notamment de CEC (CIRC, 2009).

    • Méthoxsalène et exposition solaire

    Le méthoxsalène est un dérivé du psoralène, substance végétale photosensibilisante. Le méthoxsalène est obtenu par voie de synthèse à des fins thérapeutiques, permettant une augmentation de la sensibilité de la peau aux rayonnements, notamment ultraviolets, utilisés au cours de certains traitements comme la puvathérapie.

    Des études de cohortes multicentriques ont montré une augmentation significative du CEC chez les sujets traités par puvathérapie par rapport à la population générale (risque relatif de 5 à 10) et du CBC (risque relatif de 1,7) (CIRC, 2009).

    Exposée aux rayons UVA, cette molécule forme avec l’acide nucléique des conjugués photochimiques qui inhibent la réplication de l’ADN, un des processus impliqués dans la cancérogénèse (OMS, 1999).

    Brais et goudrons de houille

    Le goudron de houille est un produit noir semi-fluide, provenant de la distillation de la houille et dont la composition complexe varie selon le mode de préparation et l’origine géographique de la houille. Des raffineries transforment les goudrons de houille en brai de houille et en d’autres produits chimiques d’usage industriel. Les brais et goudrons de houille sont aujourd’hui principalement utilisés pour la fabrication des électrodes, pour l’industrie de l’aluminium et dans l’électrométallurgie (INRS, 2000).

    Certains médicaments contiennent du goudron de houille, sous la forme de shampooings traitants contre les pellicules et d’autres affections de la peau. Plusieurs études épidémiologiques mettent en évidence une augmentation de certains cancers dans les populations professionnelles. Les premières tumeurs ainsi découvertes se situent au niveau de la peau, principalement du visage et du scrotum (CIRC, 2009).

    Suies de combustion

    La suie, de couleur noire, est un sous-produit de combustions incomplètes provenant de combustibles d’origine fossile et biomassique.

    La suie est un agent cancérogène de groupe 1 pour les professionnels du ramonage. La suie serait responsable de l’apparition du cancer de la peau (scrotum en particulier) et des poumons (CIRC, 2012).

    Huiles minérales, peu ou non traitées

    Les huiles minérales (huiles de base lubrifiantes et produits dérivés) sont essentiellement utilisées à des fins de lubrification. La composition de ces huiles varie en fonction de la source de pétrole brut, du processus de raffinage et des additifs présents.

    L’exposition aux huiles minérales est généralement professionnelle (travailleurs du secteur de la métallurgie, les machinistes et les mécaniciens, l’industrie de l’imprimerie etc.).

    L’exposition professionnelle à d’autres agents cancérogènes rend l’association entre cancer et huiles minérales difficile. Néanmoins, des études de cohortes ont montré une augmentation de risque pour le cancer de la peau, et spécifiquement du scrotum, la forme la plus fréquente étant un carcinome épidermoïde (CIRC, 2009).

    Huile de schiste

    L’huile de schiste est une huile extraite de la roche-mère, roche d’origine sédimentaire à forte teneur en matière organique. Cette huile était initialement utilisée pour la fabrication de cire de paraffine, l’éclairage à lampe et à des fins thérapeutiques.

    Puis son utilisation s’est orientée vers la génération d’énergie pour l’industrie automobile par exemple. La plupart des études scientifiques ont été réalisées chez les professionnels. Leurs résultats montrent une augmentation du risque de cancer du scrotum en particulier (CIRC, 2009).

    Rayonnements

    • Rayonnements solaires
      Le rayonnement solaire est la principale source d’exposition de la population au rayonnement ultraviolet (UV), qui est divisé en sous-groupes, les UVA, les UVB et les UVC. Le composant ultra-violet qui atteint la surface de la terre comprend environ 95 % d’UVA et 5 % d’UVB ; les UVC sont bloqués par l’ozone de la stratosphère. Les UVA et les UVB sont des génotoxiques sans effet de seuil c’est-à-dire qu’il n’y a pas un niveau d’exposition en dessous duquel ils n’auraient pas d’effets. Ils produisent des altérations de l’ADN, en inhibant le mécanisme de réparation de l’ADN, pour des doses inférieures à celles déclenchant le signal d’alerte qui est le coup de soleil.
    • Rayonnements ionisants (X et gamma)
      Les rayonnements ionisants sont un type d’énergie libéré par les atomes sous forme d’ondes ou de particules. Les individus sont exposés à des sources naturelles de rayonnements ionisants telles que le sol, l’eau, la végétation, ainsi qu’à des sources artificielles telles que les rayons X et certains dispositifs médicaux. Les rayonnements ionisants ont de nombreuses applications, notamment en médecine, en agriculture, dans l’industrie et dans la recherche biomédicale (OMS, 2016).
    • Appareils de bronzage émettant des UV
      Les installations de bronzage artificiel se sont développées depuis les années 1970-1980 et connaissent aujourd’hui un certain succès aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les UV artificiels n’entraînent aucun effet bénéfique pour la santé. La pratique du bronzage par ultraviolets artificiels est fortement déconseillée ; elle est notamment interdite aux mineurs en France.

    Les effets de ses rayonnements sur la santé sont résumés dans le tableau suivant (CIRC, 2009).

    Tableau 3 : Expositions aux rayonnements ionisants présentant des indications suffisantes chez l’homme

    Type de rayonnements Principales populations étudiées Localisations cancéreuses (et types de tumeurs) sur la base dindications suffisantes
    Rayons X ou rayons gamma Survivants des bombardements atomiques, malades, exposition in utero (descendance de malades enceintes et de survivants des bombardements atomiques) Glande salivaire, œsophage, estomac, côlon, poumon, os, peau (CBC), sein chez la femme, vessie, cerveau et SNC, leucémie (sauf LLC), thyroïde, rein (survivants des bombardements atomiques, malades) ; localisations multiples (exposition in utero)
    Rayonnement solaire Population générale Peau (CEC et CSC, mélanome)
    Appareils de bronzage émettant des UV2 Population générale Peau (mélanome), œil (mélanome, particulièrement choroïde et corps ciliaire)

    Même si le CIRC a classé les appareils de bronzage émettant des UV au groupe 1 (cancérogènes pour l’homme), peu d’études bien conçues ont porté sur l’établissement du lien entre l’utilisation des appareils de bronzage et le cancer de la peau.

  • Facteurs de risques probables

    Créosote

    La créosote correspond à une huile extraite soit de goudrons de bois ou de charbon, soit d’une plante-arbuste. Ce mélange complexe contient des hydrocarbures polycycliques aromatiques (HAP) et des composés phénoliques.

    Il existe des preuves suffisantes que l’exposition professionnelle à des goudrons de houille lors de la distillation est un facteur de risque du cancer cutané et notamment de cancer du scrotum (CIRC, 2010).

    Hydrochlorothiazide

    Ce médicament appartient à la classe des médicaments diurétiques. Il est généralement administré pour corriger la rétention de liquide dans les tissus (œdème). Il s’utilise aussi pour abaisser une pression artérielle élevée.

    L’hydrochlorothiazide agit en éliminant l’excès de sel et d’eau de l’organisme. Sa propriété photosensibilisante expliquerait l’augmentation du risque de développer un CEC (Jensen, 2008).

    Moutarde à l’azote

    Cette substance est initialement utilisée en chimiothérapie pour ses propriétés alkylantes.

    Une association positive existe entre une augmentation du risque des CEC et l’exposition à cet agent, seul ou combiné à des traitements contre le psoriasis et le mycosis fongoide (CIRC, 1989).

    Virus du papillome humain (HPV)

    Le HPV est un virus de petite taille et très résistant. Il existe plus d’une centaine de types de HPV dont une quinzaine sont classés cancérogènes. Il est responsable du cancer du col de l’utérus. Une association positive a été observée entre l’infection à HPV et CEC et les kératoses actiniques.

    Le rôle de l’HPV dans les cancers cutanés reste complexe, non causal, et en lien avec d’autres facteurs tels que l’immunosuppression, les UV, la génétique… (Voir aussi la fiche Cancer du col de l’utérus) (CIRC, 2009).

  • Expositions professionnelles

    Selon l’INRS, les principaux agents en cause des CEC et de des CBC sont l’arsenic et composés minéraux, le goudron et ses dérivés, les suies, les dérivés de combustion du charbon, les huiles minérales dérivées du pétrole, ou les rayonnements UV. L’exposition à ces agents peut sensibiliser la peau vulnérable au rayonnement ultraviolet par photosensibilisation.

    Plusieurs activités professionnelles sont concernées, comme l’industrie du verre, la fonderie de métaux non ferreux, l’industrie des colorants, l’industrie électronique, l’industrie pharmaceutique, la fonderie de fonte et d’acier, cokerie, usine à gaz, sidérurgie…

    Les tableaux de maladies professionnelles 10, 25 bis, 35 bis (régime agricole) et 16 bis, 20, 36 bis (régime général) attribuent à chaque affection, la liste des travaux susceptibles de provoquer ces affections et un délai de prise en charge. Les liens directs vers ces différents tableaux de maladies professionnels sont disponibles dans l’onglet « Dossiers et autres ressources » en bas de page.

  • Prévention

    La WCRF indique dans son dernier rapport en 2007 que seul le rétinol, une des trois formes de la vitamine A, aurait un effet protecteur, spécifiquement contre le cancer épidermoïde cutané avec un niveau de preuves scientifiques limité.

    Le tableau ci-dessous synthétise en fonction du niveau de preuve scientifique les relations entre les facteurs nutritionnels et le cancer de la peau (WCRF, 2007).

    Diminution de risque Augmentation de risque
    Convaincant
    Probable Arsenic dans l’eau du robinet
    Limité – suggéré Rétinol3 Suppléments de sélénium4

    La prévention contre le cancer de la peau reste la protection solaire en respectant les recommandations décrites par les agences sanitaires :

    • Eviter de vous exposer entre 12h et 16h ;
    • Se couvrir est le meilleur moyen de limiter les risques liés au soleil (t-shirt, lunettes, chapeau…) ;
    • Appliquer soigneusement de la crème solaire adaptée à son phototype toutes les deux heures et systématiquement après la baignade ;
    • S’hydrater.
  • Références

    1. Le polyomavirus des cellules de Merkel serait impliqué dans la carcinogénèse du carcinome de cellules de Merkel. Ce facteur de risque ne sera pas développé ici.
    2. Par comparaison à l’exposition aux UV solaires, le lien entre l’exposition aux UV artificiels, le CBC et le CEC est mal bien établi.
    3.  Applicables uniquement à la dose de 25 000 unités par jour et pour le cancer épidermoïde cutané.
    4. Pour des études utilisant des suppléments à 200µg/jour.

Auteur : Département Prévention Cancer Environnement, Centre Léon Bérard

Relecture : Dr COMBEMALE Patrick, Cancérologie médicale - Cancer de la peau, Mélanomes, Centre Léon Bérard, Lyon.

Mise à jour le 18 juil. 2022

Mais aussi...

Une question, un avis ?

Ce formulaire vous permet de contacter le Département Prévention Cancer Environnement. Nous veillerons à vous répondre dans les meilleurs délais.

Contactez-nous !

Ce contenu vous a été utile ?