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Rayons du soleil

 

Messages clés

  • Plus de 80% des cancers de la peau sont liés à des expositions excessives aux rayonnements ultraviolets (UV) du soleil (CIRC, 2018)

  • Le rayonnement solaire (composé d’UVA, UVB et UVC) est classé cancérogène avéré pour l’homme (groupe 1 du CIRC) ainsi que les UVA et les UVB.
 
  • Les cellules de la peau peuvent être altérées par des doses d’UVA et d’UVB inférieures à celles provoquant l’apparition d’un coup de soleil. Ce dernier est donc un mauvais indicateur du pouvoir cancérogène des UV.

  • L’exposition aux UV artificiels (cabines de bronzage) se cumule à celles des expositions aux UV naturels et n’entraîne aucun bénéfice pour la santé. Elle est donc fortement déconseillée.

  • La prévention de l’exposition aux UV est un enjeu majeur de santé publique.

 

Informations complémentaires

 

 Présentation générale

En quantité modérée, le soleil est bénéfique pour la santé. Mais une exposition excessive et inconsidérée aux rayons du soleil peut entrainer plusieurs risques pour sa santé, tels que des coups de soleil, un vieillissement prématuré de la peau, une photosensibilisation et la survenue de cancers de la peau et des lésions oculaires graves.

En juin 2018, une étude coordonnée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a révélé que 40% des cancers seraient « évitables », parce qu’ils seraient liés à notre mode de vie ou à l’environnement. 

Figure : proportion des cancers liés aux principaux facteurs de risque, CIRC, INCa 2018

Les résultats de cette étude montrent qu’en France, environ 3% des cancers dans leur ensemble sont liés à l’exposition aux rayons ultraviolets, qu’ils soient naturels (soleil) ou artificiels (cabines de bronzage UV). Leur rôle est d’autant plus préoccupant que la fréquence des cancers cutanés augmente et que certains d’entre eux, les mélanomes sont les plus dangereux du fait de leur fort potentiel métastasique qui les rendent très agressifs. Il existe pourtant des moyens de s’en préserver.

Sources d’émission d’ultraviolets

Les ultraviolets solaires

Le rayonnement ultraviolet (UV) est un rayonnement électromagnétique qui peut être émis par une source naturelle (le soleil) ou par une source artificielle (cabines de bronzage).

Les rayons du soleil contiennent plusieurs types d’ultraviolets (ou UV), de longueur d’ondes différentes :

  • Les UVA sont très peu filtrés par l’atmosphère et représentent 95 à 99% des UV arrivant à la surface de la terre. 
  • Les UVB sont filtrés en grande majorité par l’atmosphère mais leur intensité́ augmente au cours de la journée. Ils représentent 1 à 5% des   UV arrivant à la surface de la terre, en fonction du pays, de la latitude, de la saison, de l’heure et de la présence de nuages.
  • Les UVC qui sont stoppés en totalité par l’atmosphère.

Figure : Les rayonnements UV arrivant à la surface de la terre, à travers les nuages et à travers la peau. Source : INCa, Fiche repère Rayonnements UV et risques de cancer

En France, les rayons UV du soleil sont très forts du mois de mai jusqu'à fin août, du fait de la position de la Terre par rapport au soleil. On parle d’un « indice UV » pour mesurer l’intensité de ce rayonnement : plus il est élevé, plus il est nécessaire de se protéger du soleil et de ne pas y rester trop longtemps, même sous un ciel nuageux.

En Europe, l’indice UV atteint généralement des niveaux de l'ordre de 7 ou 8 en été, mais il peut dépasser 10 en haute montagne ou sous les tropiques. De plus, la réverbération due aux surfaces claires (sable, eau, neige) augmente l'intensité du rayonnement. 

Figure : Echelle des indices UV et mesures de prévention adaptées. Source : Organisation Mondiale de la Santé. Traduction de l’INCa.

L’exposition aux rayonnements UV est la cause principale des cancers de la peau et elle peut aussi provoquer des lésions oculaires graves. 

Les ultraviolets artificiels

Les UV peuvent également être délivrés par des sources artificielles, à usage industriel, médical ou esthétique. 

L’exposition aux UV à visée médicale est réalisée sous la responsabilité d’un médecin, dans le cadre de protocoles établis pour traiter des pathologies à partir d’appareils UV spécifiques.

Pour l’utilisation des UV à usage esthétique (effet bonne mine, bronzage), les appareils UV mis à disposition en France sont très majoritairement de type « UV 3 ». Ils émettent un rayonnement riche en UVA dont l’intensité peut aller jusqu’à un indice UV 12, soit une intensité qualifiée d’extrême par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et correspondant à l’intensité du soleil dans des zones subtropicales.

Effets biologiques des rayonnements ultraviolets 

Les UVA et UVB induisent des dommages à l’ADN

Les UVA et les UVB sont des génotoxiques sans effet de seuil : ils produisent ainsi des altérations de l’ADN pour des doses inférieures à celles déclenchant le signal d’alerte qu’est le coup de soleil.

Outre leur rôle initiateur de cancers cutanés, les UV jouent un rôle promoteur de la croissance des tumeurs cutanées, en particulier par l’affaiblissement local et systémique du système immunitaire. 

Les UVA favorisent la formation de radicaux libres (des substances chimiques très agressives) à l'intérieur des cellules qui s’attaquent aux molécules d’ADN. 

Les cabines UV utilisent principalement les rayons UVA, mais à des doses beaucoup plus élevées que dans la lumière naturelle. 

De nombreuse études ont montré l’existence d’un lien entre une exposition aux UV artificiels et l’augmentation du risque de mélanome : le suivi d’une cohorte prospective de femmes norvégiennes et suédoises (Veierod, 2010). L’étude de cohorte de Ghiasvand 2017, fournit des preuves solides d'une association dose-réponse entre le bronzage artificiel et le risque de mélanome et soutient l'hypothèse selon laquelle la vulnérabilité aux effets nocifs du bronzage artificiel est plus importante à un jeune âge.

Plusieurs méta-analyses* montrent également que l'utilisation de lits de bronzage est associée à une augmentation significative du risque de mélanome. Ce risque augmente avec le nombre de séances de bronzage et avec une première utilisation à un jeune âge (<35 ans) (Boniol, 2012 ; Colantonio, 2014) Les UVB, mais aussi les UVA induisent des lésions directes de l’ADN (dimères de pyrimidines, photoproduits) qui peuvent conduire à des mutations.

Les UVB contribuent à la synthèse de la vitamine D

Après exposition au soleil, la production de la vitamine D s’ajoute à celle acquise par voie alimentaire. Le maximum de synthèse de pré-vitamine D3 survient après une période courte d’exposition aux UVB. Au-delà̀ d’une certaine exposition, la pré-vitamine D3 est convertie en isomères inactifs, et non en vitamine D effective. Ainsi, la synthèse cutanée de vitamine D est auto-limitée, et la prolongation de l’exposition n’augmente donc pas la synthèse de vitamine D. 

Par exemple, une exposition de 10 minutes du visage et des avant-bras au soleil à midi, deux à trois fois par semaine en été, suffît à produire la vitamine D nécessaire chez des adultes jeunes et en bonne santé. Pour les personnes à peau foncée ou par temps nuageux, 30 minutes sont nécessaires. (HCSP, 2020)

Soleil et Cancers

Depuis 1992, l’exposition au soleil est classée cancérogène pour l’homme par le CIRC (groupe 1). En juillet 2009, le CIRC a classé cancérogènes avérés pour l’homme (groupe 1) les UVA et UVB, responsables de l’effet cancérogène du soleil. 

En atteignant la peau, les doses excessives d'UV agressent les cellules cutanées et peuvent provoquer des dommages irréversibles dans les gènes des cellules exposées. 

Deux types de cancers résultant de l’exposition aux rayonnements UV existent : les carcinomes, cancers qui touchent la couche superficielle de l'épiderme, et les mélanomes, tumeurs malignes qui se développent sur les mélanocytes :

  • Les carcinomes cutanés sont les plus fréquents : cancers basocellulaires (cancers de cellules de la couche basale de l'épiderme) et les cancers épidermoïdes (cancers des cellules épidermiques situées au-dessus de la couche basale). Ils représentent 90% des cancers cutanés. Ils se soignent bien mais peuvent laisser des cicatrices. Ils sont le plus souvent liés à des expositions solaires chroniques au cours de la vie.
  • Les mélanomes cutanés sont les plus graves : ces tumeurs malignes ressemblent le plus souvent à des grains de beauté mais avec des formes ou des couleurs anormales, et peuvent rapidement créer des métastases. (cf fiche du portail https://www.cancer-environnement.fr/340-Melanome-cutane.ce.aspx)

En 2017, on estime que le mélanome a touché 15 404 personnes et a causé 1 783 décès.  Les deux tiers de ces cancers sont liés à des expositions excessives au soleil, principalement des expositions intermittentes et intenses pendant l'enfance.

L’Institut national du cancer (INCa) rappelle qu’avec près de 80000 nouveaux cas par an (toutes causes confondues), les cancers cutanés sont les plus fréquents en France. 

Le mélanome représente entre 2 et 3 % de l’ensemble des cancers. Le mélanome cutané se situe au 8ème rang des cancers chez l’homme et au 6ème rang chez la femme. Le mélanome cutané, la forme la plus agressive, se place au 9ème rang des cancers les plus fréquents en France.

Prévention et Dépistage

Rappel des différents types de peau ou phototypes

L'OMS a déterminé une classification qui définit les différents types de peau, ou « phototypes ».

  • Phototype I : peau très blanche, cheveux blonds ou roux, yeux bleus/verts – Vous ne bronzez jamais et attrapez très facilement des coups de soleil. 
  • Phototype II : peau claire, cheveux blonds, roux ou châtains, yeux verts/marron – Vous bronzez à peine et attrapez facilement des coups de soleil.
  • Phototype III : peau moyennement claire, cheveux châtains ou bruns, yeux marron – Vous bronzez progressivement et attrapez occasionnellement des coups de soleil.
  • Phototype IV : peau mate, cheveux bruns/noirs, yeux marron/noirs – Vous bronzez facilement et attrapez rarement des coups de soleil.
  • Phototype V : peau très mate, cheveux noirs, yeux noirs – Vous bronzez vite et beaucoup, vous attrapez très rarement des coups de soleil.
  • Phototype VI : peau noire, cheveux noirs, yeux noirs – Jamais de coups de soleil.

La connaissance de son phototype permet de mesurer son niveau de risque au soleil.  Plus le phototype est proche de 1, plus il faut se préserver du soleil. Toutefois, il est recommandé de se protéger même avec un phototype élevé : personne n’est à 100 % à l’abri des cancers de la peau.

Prévention en population générale

 Éviter de s'exposer au soleil au milieu de la journée, soit entre 12h et 16h en France métropolitaine pendant l'été, car c'est le moment où les rayons solaires sont les plus intenses, donc les plus dangereux.

Rechercher l'ombre dans toutes les activités de plein air en été. A la plage, le parasol est utile mais il ne protège pas intégralement des rayons du soleil. Si vous travaillez en extérieur, soyez vigilants à ne pas laisser votre peau sans protection.

Sortir couvert : la protection vestimentaire est celle qui stoppe le mieux les UV. Au soleil, il est important de porter des vêtements limitant les parties découvertes du corps (tee-shirt, pantalon léger...) ; un chapeau à bords assez larges ; des lunettes de soleil avec filtre anti-UV (norme CE, catégorie 3 ou 4) et montures enveloppantes.

Renouveler fréquemment l'application de crème solaire haute protection anti-UVB et anti-UVA : la crème solaire est un complément aux autres précautions visant à protéger les zones découvertes du corps. Même performante, elle ne filtre pas la totalité des UV. Elle doit être appliquée toutes les deux heures car son efficacité diminue avec la transpiration et les baignades. L'utilisation d'une crème solaire ne doit pas vous conduire à augmenter la durée d'exposition solaire.

Prévention des enfants

Quel que soit le phototype de l’enfant, sa peau est plus fine et plus fragile, que celle d'un adulte. Elle ne peut pas se défendre contre les rayons UV. Par ailleurs, une exposition excessive au soleil pendant l'enfance est la principale cause de mélanome à l'âge adulte.

Il est donc primordial de limiter l'exposition des enfants au soleil :

  • en évitant les heures où les rayons UV sont les plus intenses (12h-16h en France métropolitaine) ;
  • en leur faisant porter un T-shirt, un chapeau et des lunettes de soleil filtrant bien les UV ;
  • en leur appliquant régulièrement une crème solaire adaptée, même s'ils restent à l'ombre.

Enfin, les enfants de moins d'un an ne devraient jamais être exposés au soleil.

Prévention en population professionnelle

Le risque lié à l’exposition au soleil concerne tout particulièrement les professionnels exerçant leur activité en plein air : agriculteurs, éleveurs, forestiers, jardiniers, personnels sportifs ou de stations de ski ou balnéaires, travailleurs du BTP… Cette exposition peut avoir des effets sur la santé, depuis le coup de soleil jusqu’au vieillissement cutané prématuré, voire au cancer de la peau.

Dépistage: quelle différence entre un grain de beauté́ (bénin) et un mélanome (malin) ?

Les signes qui doivent vous alerter :

  • Repérez le grain de beauté diffèrent des autres
  • Apparition d’une nouvelle tâche brune sur la peau (cas le plus fréquent) ou un grain de beauté́ qui change d’aspect rapidement (dans sa forme, sa taille, sa couleur ou son épaisseur) 
  • Règle « ABCDE » (A : Asymétrie ; B : Bords irréguliers ; C : Couleurs ; D : Diamètre ; E : Evolution)

 

Source : https://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-des-cancers-de-la-peau/Les-cancers-de-la-peau

Pour les personnes considérées comme à risque, en particulier avec des antécédents familiaux de cancers de la peau, l’INCA recommande  de se faire examiner au moins une fois par an et de pratiquer un auto-examen tous les 3 mois.(Consulter le dépliant de l’INCa, 2016 : Détection du mélanome – Apprendre à surveiller sa peau). https://www.e-cancer.fr/Expertises-et-publications/Catalogue-des-publications/Detection-du-melanome-Apprendre-a-surveiller-sa-peau

Recommandations

Produits de protections solaires

L’ANSM recommande d’étiqueter les produits de protection solaire selon la note explicative publiée par la Commission Européenne le 22 septembre 2006. 

Cette recommandation européenne, basée sur les travaux français, vise à inciter les industriels à : 

  • faire évoluer la qualité des produits sur le marché par l’introduction d’une double protection associée UVA/UVB, 
  • modifier leur étiquetage afin de simplifier la comparaison entre produits,
  •  faciliter le choix du consommateur.

Pour simplifier la comparaison entre produits et faciliter le choix du consommateur, quatre facteurs de protection solaire (FPS) sont définis : 

Niveau de protection

Indice FPS

Faible

indices FPS affichés de «6», «10»

Moyenne 

indices FPS affichés «15», «20», «25»

Haute

indices FPS affichés «30», «50 »

Très Haute

indice FPS affiché «50+»

L’Agence recommande également, à titre d’exemple, la délivrance au public d’un guide de choix permettant au consommateur de choisir le niveau de protection adapté (Faible, Moyen, Haut ou Très Haut) en fonction de son type de peau et des conditions d’ensoleillement prévues. https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/Securite-des-produits-cosmetiques/Produits-solaires/(offset)/4

La crème solaire ne suffit pas à protéger la peau du soleil, en effet même les produits solaires les plus efficaces ne filtrent pas la totalité des UV, notamment les UVA. La crème n’en reste pas moins importante, en complément des autres précautions, pour protéger les zones du corps restant découvertes.

A propos des crèmes solaires Bio ou sans substances préoccupantes, deux études réalisées par « 6o millions de consommateurs » en 2019 et « Que choisir » en 2020 montrent des résultats inégaux entre les produits, ils attirent l’attention sur le critère des niveaux de protections aux UVA.

https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/liste/produits-solaires-ci5/

https://www.60millions-mag.com/2019/06/26/cremes-solaires-bio-des-resultats-tres-inegaux-14806

Les autobronzants et les compléments alimentaires ne protègent pas du soleil. Ils donnent un teint hâlé mais n’apportent aucune protection car ce sont souvent de simples colorants (carotène). En revanche, ils ne sont pas cancérogènes.

Cabines de bronzage

En France, près de 350 centres de bronzage et 4 500 instituts de beauté utilisent les cabines de bronzage. L’exposition aux UV artificiels dans les installations de bronzage n’entraîne aucun bénéfice pour la santé et les doses reçues se cumulent à celles des expositions aux UV naturels.

C’est la dose totale d’UV reçue qui détermine le risque global pour les cancers épidermoïdes. Dans le cas du mélanome, la période (enfance/adolescence) et l’intensité de l’exposition aux UV interagissent fortement avec les facteurs liés à l’hôte. Le rayonnement riche en UVA délivré actuellement par les appareils de bronzage, répondant aux spécificités du décret français n°97-617 et de la norme européenne EN 60335-2-27 : 2005, ne peut donc être considéré sans danger. 

Le récent avis du Scientific Committee on Health, Environmental and Emerging Risks (SCHEER) de la Commission Européenne a conclu qu’il n’y a pas de seuil d’irradiation et de dose d’UV pour l’induction des cancers cutanés, et qu’il n’y a donc pas de limite de sécurité pour l’exposition au rayonnement ultraviolet des appareils de bronzage. (SHEER, 2016)

Par conséquent, la pratique du bronzage par UV artificiels est fortement déconseillée.

Evolutions récentes

En France, la pratique du bronzage en cabine reste autorisée mais les pouvoirs publics ont mis en place une réglementation très stricte pour limiter les risques pour la santé des consommateurs qui y ont recours. Par conséquent, ces dispositions réglementaires visent à limiter l’exposition et les risques d’accident sans pour autant éliminer le risque de cancer induit par cette pratique.

Elles ne concernent que les cabines de bronzage. La France a adopté le décret n° 97-617 du 30 mai 1997 relatif à la vente et la mise à disposition du public de certains appareils de bronzage utilisant des rayonnements ultra- violets. 

Trois arrêtés ont complété́ ce décret qui prévoit : 

  • L’interdiction de l’utilisation des appareils de bronzage aux mineurs ;
  • Un enseignement spécifique pour les opérateurs qui doivent toujours être présents lors des séances;
  • Une déclaration obligatoire des appareils UV au préfet et un contrôle technique initial puis tous les 2 ans des appareils.

Cette norme est en cours de révision et la commission européenne voudrait imposer des dispositions plus contraignantes. 

L’article 21 de la loi n°2016-41 du 16 janvier 2016, de modernisation du système de santé, a formulé de nouvelles restrictions, et notamment l’interdiction de la commercialisation des appareils hors usage professionnel. Mais cet article attend encore ses arrêtés d’application.

Dans un avis du 10 octobre 2018, l’ANSES demande aux pouvoirs publics de « prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux ultraviolets artificiels émis par les cabines de bronzage à des fins esthétiques ».  Cette agence demande également la cessation de vente d’appareils pour les particuliers. Les auteurs du document ont épluché la littérature scientifique pour actualiser les connaissances sur le sujet. Leur conclusion est claire : « Le risque de cancer associé aux UV des appareils de bronzage artificiel est avéré. » https://www.anses.fr/fr/system/files/AP2018SA0131.pdf

Les cabines à UV sont interdites dans trois pays : le Brésil, l’Iran et l’Australie. En Europe, leur utilisation a diminué de 20 % depuis 2009, mais elle est constante aux États-Unis. 

En janvier 2020, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a publié une note à destination des consommateurs. Elle les alerte sur certaines règles à respecter pour éviter de se mettre en danger : 

  • Ne pas utiliser de cosmétiques au moment de l’exposition ;
  • Ne pas prendre de médicament photo sensibilisant ;
  • Ne pas dépasser la durée d’exposition prévue ou encore consulter un médecin en cas de rougeurs/cloques. 

 

Auteur : Département Prévention Cancer et Environnement

Relecteur: Dr Jean-François Doré, Directeur de recherche émérite à l'INSERM

Pour aller plus loin

Mise à jour le 10 nov. 2020

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